J’entends ici donner les grandes lignes des réformes qui me sembleraient utiles à la France. L’objectif est moins de faire de « l’influence » que d’illustrer les conséquences pratiques de mes réflexions.

Ces propositions n’ont pas pour objectif de mettre à bas l’existant pour reconstruire à neuf un système entièrement nouveau. Il s’agit plutôt de prendre l’existant, de l’examiner à la lumière de mon projet politique afin de pouvoir décider, en conscience, s’il s’agit de le conserver, de le modifier, voire de le supprimer. Cette décision doit toujours être guidée par un principe : la responsabilité de l’État, et non la prétention de façonner la société. Certains éléments de la vie de la nation, en effet, échappent par nature ou par construction à l’action politique. Rien n’est plus délétère que de vouloir tout soumettre à l’État, de vouloir faire de l’État le moyen par lequel une société idéale pourrait advenir. L’État doit demeurer au service de la France, et non l’inverse.

Dans tous les cas, c’est un même esprit qui anime toutes ces propositions : retirer à l’État le monopole de la France, trouver des moyens innovants de faire de l’État l’animateur d’une vie qui lui préexiste, mais qu’il cherche à canaliser, à orienter, à coordonner pour atteindre des grands objectifs collectifs. Dans de nombreux domaines, l’État peut d’ailleurs s’effacer afin de laisser la nation prospérer par elle-même et pour elle-même – en particulier, au sein des familles, dans les lieux de sociabilité du quotidien. Dans de nombreux autres, son action est indispensable pour poser un cadre dans lequel cette vie pourra s’épanouir de façon saine et cohérente avec les grands objectifs collectifs – c’est en particulier le cas de la vie économique. Dans d’autres cas enfin, l’État ne devra pas se contenter de poser ce cadre, mais devra assumer lui-même la poursuite de ces objectifs – et sera donc directement responsable de leur réalisation : politique énergétique, politique de défense, politique judiciaire, etc…

C’est donc dans cet esprit de responsabilité vis-à-vis de l’État, et de grand respect vis-à-vis de la France et des Français, qu’ont été rédigées ces propositions. J’espère qu’elles permettront de convaincre de la justesse de mes réflexions, de l’efficacité de ma méthode, de la pertinence de mon projet. La politique ne consiste pas en des programmes figés ou des recettes miracles. C’est pourquoi, dans ces propositions, c’est davantage le cap fixé que les modalités techniques qui importent. Ces dernières restent en effet ouvertes au dialogue ; toute réaction, objection ou contribution est donc bienvenue.